Plan orsec : spécial sommeil (suite et fin)
La semaine dernière je consacrais un billet au rendez-vous pris avec l'ostéopathe dans le but de trouver une solution aux problèmes de sommeil de notre chère tête blonde.
Il y a mois, tout à notre désespoir, nous avions aussi pris rdv avec le centre médico-psychologique du quartier : ploum ploum si la cause n'est pas d'ordre physique, elle est peut-être d'ordre psychologique et au pire nous aurons quelques conseils un peu plus avisés que "laissez-le donc pleurer, ce petit tyran".
Nous voilà donc dans le cabinet d'un pédo-psychiatre qui s'adresse d'abord plus au chérubin qu'à nous et lui donne des objets, joue avec lui....échange de regards avec le papa plein de sous-entendus "notre fils n'est pas neu-neu, il ne dort pas ! ". Le principal intéressé, d'habitude en larmes dès le seuil du cabinet du pédiatre franchi, se mire dans la classe en face de lui, s'envoie des coucous et éclate de rire...bref il en fait des tonnes dans le registre "mes parents manquent peut-être de sommeil mais moi je suis en pleine forme!". D'ailleurs le pédopsychiatre nous confirme que notre fils lui parait être en bonne santé, bien portant, éveillé et heureux de vivre.
Le médecin nous pose pas mal de questions sur l'hygiène de vie de notre enfant, les périodes pendant lesquelles le sommeil a été plus difficile. Puis il en vient à la maman (et le papa alors? je croyais qu'avec les nouveaux pères, ils étaient autre chose que des planteurs de petite graine), votre serviteur : comment j'ai vécu la grossesse? la naissance? comment je me suis comportée lors des premières nuits? est-ce que je suis anxieuse? y a t-il des événements douloureux dans ma vie? hep hep hep je ne m'étais pas préparée à cela, du coup j'improvise mes réponses et le psy s'empare de mes mots en soulignant le fait très intéressant d'avoir employé telle ou telle formule. Bref je sens que ça va être de ma faute si le loupiot ne dort pas )
Bilan de la séance : le doc nous suggère de réduire les durées de sieste de notre chérubin pendant la journée, siestes il faut bien l'avouer souvent extra-longues (j'ai pas osé dire que cela nous permettait de faire tout ce qu'on ne peut pas faire quand monsieur est réveillé et que du coup ces moments-là sont sacrés).
2ème piste plus psy : il se peut que les réveils noctures soient le moyen trouvé par le principal intéressé pour me rassurer, me signifier qu'il va bien, qu'il est bien vivant puisqu'il me réveille....il m'est donc conseillé de dire avec le bon ton au coucher que je suis en confiance et qu'il n'a plus besoin de m'appeler la nuit....je vous sens sceptique, vous jeunes parents : ok l'enfant est une personne depuis Dolto, on doit donc lui parler mais qu'est-t-il en mesure de comprendre au juste à 16 mois ? ....pourtant miracle cette nuit cela a marché !