Paris, tu m'as laissé sur ton pavé

On devrait s'interdire de lire ou d'écouter toute critique du film qu'on souhaite aller voir car on a forcément un regard orienté, influencé.
J'avais lu à propos de Paris que l'histoire du camerounais qui rejoint la France en espérant trouver un eldorado n'apporte rien et c'est vrai : on a le sentiment que le réalisateur a voulu apporter une touche de "conscience politique" et tout le comme le personnage de la boulangère réac jouée par Karin Viard ou les séquences avec un SDF, le résultat est assez peu convaincant.
J'avais lu que le réalisateur n'évite pas les clichés en mettant en scène la rencontre improbable de deux mondes lorsque 4 bourgeoises s'encanaillent aux halles de Rungis. En effet ce moment est un sans intérêt voire agaçant.
De Paris, j'ai aimé les scènes entre Romain Duris, malade du coeur et sa soeur interprétée tout en nuance par Juliette Binoche. J'ai pris aussi du plaisir à voir réunis Luchini en professeur angoissé et amoureux, Albert Dupontel primeur divorcé et touchant, François Cluzet bouleversé par sa trop grande normalité, Mélanie Laurent incarnant la jeunesse et la beauté. J'ai aimé le côté Lelouchien du film dans la manière de filmer la capitale, dans la manière de mettre en scène la danse, dans la manière de croiser les destins de personnages. Klapisch m'a même arraché quelques larmes pour la première fois et rien que pour cela, je vous le conseille !
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