Can't buy me love

Hier soir après le travail, j'ai rejoint mon amoureux au cinéma pour découvrir le film "Vers le sud" (on a hérité d'une toute petite salle car la grande salle et l'affluence qui va avec étaient réservées aux Bronzés 3).
Le pitch : zoom sur des femmes américaines s'offrant chaque année un voyage à Port au prince (en Haïti) tout inclus y compris des jeunes hommes.
Le réalisateur montre toute l'ambiguïté de ses relations entre touristes argentés et locaux sans ressources et offrant leur corps, un peu de tendresse contre des cadeaux, de l'argent ; ambiguïté de ces femmes d'âge mur lucides sur cette forme de prostitution déguisée mais qui au delà du désir pour des corps vigoureux et jeunes, n'écartent pas tout sentiment amoureux.
Charlotte Rampling en américaine cynique et blessée, plus fragile qu'elle ne veut le montrer en premier abord est parfaite. Le responsable de l'hôtel, Albert, qui incarne un point de vue des haïtiens sur ce commerce des corps est lui aussi remarquable. Dans la lignée de ressources humaines ou de l'emploi du temps, un film tout en nuances à voir sans plus tarder.