Surprise surprise

Publié le par chocoladdict

Aujourd'hui lorsque je me suis dirigée vers la cuisine, lors de la pause repas, avec le projet de déguster un sandwich préparé amoureusement par mon homme la veille au  soir, je n'ai pas compris pourquoi en passant la tête dans l'encadrement de la porte, j'ai vu tous mes collègues de bureau debout devant une table remplie de victuailles.

"Tiens, un pot?" ai-je penser très vite

La seconde d'après, tout le monde applaudissait en me regardant et j'étais à deux doigts de me retourner pour voir s'il y avait un invité de marque derrière moi ...et puis j'ai tilté (il faut du temps mais pour explication je peux préciser qu'à cause de notre progéniture nous nous étions levés très très tôt) : la petite fête pour célébrer une naissance, c'était pour moi et mon fils !

Ce n'est un secret pour personne, je déteste être la reine d'un jour, c'est sûrement une des raisons pour laquelle je rejette le mariage. Bref bref autant de yeux braqués sur moi, des cadeaux à ouvrir, quelques mots à prononcer en remerciement, je n'étais pas à mon aise du tout. Je pense avoir éviter cette fois le rouge pivoine, l'âge aidant mais pas l'attitude consistant à se dandiner d'une jambe sur une autre, bras croisés, tout en égrennant de temps en temps une remarque d'une platitude navrante. Je ne sais même pas si j'ai réussi à traduire autre chose que mon embarras, à savoir le fait que cela m'a touché et m'a fait plaisir car l'expression d'un sentiment débordant d'enthousiasme n'a pas été fourni avec les autres pièces du kit personnalité à ma naissance.

J'ai fait une croix sur mon régime, au moins aujourd'hui, je ne pouvais faire qu'honneur aux multiples plats salés et sucrés concoctés par mes collègues (les pots sont l'occasion de découvrir les nombreux talents culinaires des uns et des autres), j'ai évité l'alcool et par là même les envolées poétiques susceptibles d'arriver très vite en cas de manque de sommeil et je suis repartie du travail les bras chargés de cadeaux pour mon bout de chou et en me disant, une fois n'est pas coutume, que le travail a ses bons côtés.

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