Les années collège

Publié le par chocoladdict

Samedi soir en prenant le train pour rendre visite à ma famille et revenir dans la ville où j'ai vécu jusqu'à 18 ans, j'ai reconnu sur le quai une de mes anciennes profs de sport ! Je l'ai superbement ignoré alors qu'elle me regardait avec insistance et qu'elle était assise ensuite à quelques sièges du mien . Il y a des profs qui m'ont marqué positivement car ils m'ont donné le goût d'une matière (si si ça existe) et puis il y a ceux qui peuplaient mes pires cauchemards. Cette prof de sport tenait le haut du panier de la seconde catégorie.

Il faut préciser que j'ai nourri pendant toute ma scolarité une aversion jamais démentie pour les cours de sport et que je me suis toujours efforcée d'y joindre la plus mauvaise volonté, ce qui n'améliorait pas mon niveau catastrophique. J'ai détesté les séances à la piscine en pleine hiver et l'odeur du chlore aujourd'hui me rappelle à chaque fois les bains scolaires sous l'oeil sadique d'un maître nageur qui prenait son pied à nous faire récupérer un mannequin en plastique au fond du bassin (je m'interroge aujourd'hui encore sur le but de cet exercice..c'est pas leur job aux maitres-nageurs d'aller sauver les gens qui se noient?). J'ai détesté les tours de terrain interminables pour travailler l'endurance et les points de côté systématiques qui les ont accompagnés (en,prime chaque année on avait le droit à un cross, nouvelle humiliation pour tous les nuls en sport qui arrivaient bien après le gros de la troupe au bord de l'évanouissement et repérables de loin tellement ils étaient rouges écarlates). J'ai détesté tous les sports collectifs - handball, volley, rubgy car j'y ai eu droit- : lors de la constitution des équipes, on me choisissait toujours dans les derniers en soufflant et je sentais toute la pression du groupe dès que le ballon arrivait dans ma direction à moins d'un mètre ! J'ai détesté la gymnastique : les montées à la corde où je me demandais si j'avais du plomb dans le derrière ou si les lois de l'apesanteur s'étaient liguées contre moi ! ; le saut du cheval d'arçon que je n'ai jamais franchi paralysée par la peur; les barres asymétriques; les entrées sur la poutre avec petit saut sur le trampoline. J'ai détesté l'athlétisme : les lancers de poids, javelot, disque  qui atterrisaient pas loin de mes pieds; les sauts en longueur, en hauteur qui me rappelaient que j'étais loin de voler ! 

 Enfin j'ai détesté les vestiaires, leur odeur, l'obligation de se changer dans des pièces glacées en essayant de cacher son corps complexé d'ado, ces heures de cours qui paraissaient interminables, le regard atterré des bons en sport, les garçons pour qui "non ce n'est pas qu'un jeu !", les dimanches soir avec les crises de maux de ventre en pensant à la séance de sport du lendemain et cette prof de sport qui nous criait dessus "bougez vos tas de graisses !" (vérifique!).

Le jour où j'ai eu mon bac, j'ai sauté de joie à l'idée de ne plus jamais avoir à subir les cours d'E.P.S !!  

 

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M
aaahhh!!!! j'ai l'impression d'y être à nouveau !! quel cauchemar!!!!!! Avec une aversion particulière pour les tours de terrain, après lesquels on s'amenait mutuellement à l'infirmerie récupérer un ou deux sucres histoires de tenir le reste de la matinée !!!
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C
j'espère que ta fille sera plus douée que nous en sport et prendra les gènes de son papa pour les aptitudes sportives !