Mère indigne en quête de régime miracle
En ce moment, je lis peu ...il faut dire que je me disperse : je commence un essai, je le laisse de côté; je commence un roman spécial "deuxième vie"( celle après le boulot, le bain et le coucher du chérubin quand je suis calée contre mes oreillers) et parallèlement j'ai un ou deux petits livres dans mon sac pour m'accompagner le temps des transports...toute lecture avancerait si je ne me laissait pas distraire par divers magazines ou si je n'éprouvais pas le besoin de lire au moins quelques articles de Libé chaque jour.
Malgré mon peu de temps libre, je continue de demander des livres pour mon anniversaire ou pour Noël en comptant sur le fait qu'une mauvaise chute pourrait survenir et me contraindrait à rester immobilisée pour une longue durée dans mon lit ou que ma tête ne dodelinera pas, le soir venu, dès la 10ème page d'un roman, aussi passionnant soit-il.
Grapillant quelques minutes ici et là, je me suis penchée récemment sur le nouveau livre de Jacques Fricker, un des nutritionnistes les plus connus avec le Dr Cohen. Le titre Le régime liberté m'a permis de rêver un court instant : enfin un régime où on peut manger à sa faim, des trucs gras et sucrés et maigrir sans faire de sport..le régime miracle dont on rêve toutes en somme !
En fait de liberté le Dr Fricker nous parle surtout d'équilibre alimentaire, nous autorise les féculents au dîner et nous propose une composition précise pour chaque repas qui s'adapte à toute occasion pour que régime ne rime pas avec fin de toute vie sociale...c'est déjà pas mal !
Dans un autre registre, Comment être une bonne mère indigne m'a confirmé qu'on a beau adoré nos bambins, parfois on ne les supporte pas et on est à deux doigts de les passer par la fenêtre.
Avec pas mal d'humour et de légéreté, l'auteur reprend les idées toutes faites concernant la grossesse (non, être enceinte n'est pas forcément épanouissant surtout quand on a pris 25 kilos et que chéri nous regarde non plus avec envie mais avec pitié ) et la maternité (non toutes les mères ne pleurent pas de tristesse en laissant le chérubin à la crèche...certaines sautent de joie à la perspective d'un peu d'air et de liberté) et oeuvrent à déculpabiliser toutes celles qui s'en voudraient de ne pas rentrer dans le costume de mère parfaite.