Sortez les mouchoirs
Il est toujours très embarrassant de pleurer devant le grand écran quand on est accompagné d'une personne proche mais pas très intime...toutes les stratégies sont alors bonnes pour camoufler les larmes, si malgré tous vos efforts pour les contenir, elles surgissent :
- faire semblant d'avoir un truc dans l'oeil
- faire croire à un rhume carabiné ou à une allergie ("quelle poussière dans ce ciné, je supporte pas ! ")
- s'enfuir aux toilettes dès le générique de fin et avant que la salle ne se rallume pour calmer ses yeux rouges et enlever toute trace d'effusion sur son visage
Aujourd'hui j'étais avec mon amoureux et il sait que je suis bonne cliente côté larmes si le sujet me touche. Pourtant je ne pense jamais à emmener des mouchoirs. Je suis une pleureuse silencieuse mais un petit coup d'oeil dans ma direction et on me surprend le visage baigné de larmes essuyant maladroitement d'un revers de manches mes joues )) Je suis toujours rassurée d'entendre dans la salle, comme aujourd'hui, divers reniflements et mouchages intempestifs me signalant que je ne suis pas la seule à inonder mon siège ! )
Bref inutile de mentir, Le temps qui reste, histoire d'un trentenaire qui apprend qu'il ne lui reste que très peu de temps à vivre, n'est pas un film très gai ou léger. En ces périodes festives de fin d'année, on peut même dire que cela pourrait un peu plomber l'ambiance. Néanmoins pas de pathos, pas de violons, pas de grosses ficelles pour attendrir le spectateur. Les scènes de tête à tête sont de très beaux moments (que ce soit avec sa grand-mère, son père, son ex ou sa soeur), les réminiscenses de l'enfance sont touchantes et Melvil Poupaud est extraordinaire d'un bout à l'autre du film. A ne pas manquer !!!